Texte/contexte "entre autonomie et dépendance"


Présentation de la journée par Maria Caterina Manes Gallo

L’objectif de cette journée est de mettre en dialogue des « regards » différents sur les relations complexes qu'entretiennent les notions de « texte » et de « contexte ».
L’idée est de partir de cette complexité des relations et des notions mobilisées, pour faire un (bref) tour d’horizon de points de vue différents. Notamment, ceux de chercheurs qui, bien qu’à partir de problématiques distantes, travaillent tous sur et à partir de « matériaux » discursifs. Plus précisément, des « matériaux discursifs » qui les confrontent à la textualité, depuis l’analyse de leur objet jusqu’à l’exposition de ses résultats. Partant ce dénominateur commun, il s’agira de prendre un temps pour confronter les points de vue, les définitions et les utilisations des notions de « texte » et de « contexte » ; ceci en vue de repérer si, au de là des différences évidentes, il était possible de mettre à jour des points communs. Notamment, par rapport aux processus communicationnels sous-jacents et/ou induits par des « matériaux » discursifs produits et mis en forme à l’oral et à l’écrit. Indépendamment de sa mise en forme orale ou écrite, et de son support, le « texte » ne semble pas pensable sans un/des « contexte(s) » ; toutefois il semble aussi détenir une autonomie qui perdure, à travers les contextes de sa production et de sa réception, résistant à toute réduction à ces derniers. D’où l’intérêt d’analyser ce que fait le texte au contexte et ce que fait le contexte au texte. En particulier, si l’on considère du texte, en tant qu’ objet théorique, comme non réductible aux transformations par le/les contexte(s), qu’est ce qui demeure et qu’est ce qui est transformé par le « contexte », qui assure la pérennité d’un texte empirique (e.g. transcription, réinterprétation, reprise, citation, discours rapporté, …) ? Ou encore : l’ irréductibilité de la textualité, peut-elle être assimilée à une forme de mémoire « externe » (non pas machinique mais humaine), une vecteur de communication indispensable pour le processus de transformation de la pensée en quelque chose de intelligible et donc partageable de façon à la fois intra et intersubjective ? Les interventions de chercheurs qui travaillent sur des facettes différentes du binôme texte/contexte permettra de le configurer de façon différente selon les modes de production verbale orale vs. écrite, la confrontation entre réalités linguistico - culturelles différentes et les mutations induites par le support électronique.


7 juillet 2014

SCIENCES