Désirs usés, regard de deuxième main


Miquel Mont

L'USURE, EXES D'USAGES ET BENEFICES DE L'ART 

Dépense/excès/regard


A l’ère de la numérisation et de l’obsolescence, l’usure paraît être facteur dégradant : du côté de l’usage répété, elle évoque l’effacement, l’effritement, la perte et la disparition ; du côté du droit, elle considère les bons et les mauvais profits par l’excès, la fructification abusive d’un revenu issu du prêt. Derrida a souligné dans Marges, que « ces deux histoires du sens restent indissociables ». Quelle que soit l’origine sémantique, deux questions restent posées, celle d’un usage excessif et celle de son bénéfice. Qu’est-ce que l’art délivre par usure et qu’en reçoit l’artiste ? Ce colloque/exposition se donne pour projet de dégager les caractéristiques de l’usure pour envisager ses dimensions fructueuses et corrosives au seuil des processus contemporains de création artistique, à l’appui de trois questions essentielles : la mesure, la résistance et la persistance.

12 février 2014

SCIENCES